Ce lundi 19 octobre, malgré la pluie plusieurs communes de l’Ouest Var se sont mobilisées à l’appel de l’Association des maires de France (AMF), pour dénoncer les violences commises ces derniers jours contre des bâtiments publics, des commerces et des forces de l’ordre.
À Sanary, à Ollioules encore ou à Six-Fours-les-Plages, habitants, élus et citoyens se sont réunis autour de leurs maires respectifs pour exprimer leur solidarité envers les communes et les personnes victimes de ces violences.
Bien qu’aucune manifestation d’ampleur n’ait eu lieu à Sanary, d’importants débordements ont été à déplorer à Toulon et dans ses alentours, c’est pourquoi je reste vigilant. Je veillerai à ce que la sécurité soit assurée à Sanary où je ne tolèrerai aucun débordement.
À Sanary, malgré une météo défavorable, le rassemblement s’est tenu dans le hall de l’hôtel de ville, en présence du maire Philippe Heno, des élus, de commerçants, des agents municipaux et de nombreux visiteurs. Dans son allocution, le maire a rappelé l’importance de préserver l’ordre public, de respecter les institutions et de défendre les valeurs républicaines. Il a également salué l’engagement des forces de l’ordre, des pompiers et des services de secours. Les élus de la majorité, ceux de l’opposition mais également les élus de l’ancienne municipalité se sont rassemblés dans cette élan de solidarité
À nos policiers, à nos gendarmes, à nos sapeurs-pompiers, nous disons notre reconnaissance et notre soutien sans réserve.
À Six-Fours, la salle des mariages était comble et a accueilli une mobilisation similaire autour du maire Frédéric Boccaletti et des élus municipaux. Celui-ci a notamment exprimé son soutien aux habitants et aux élus de Limoges, après l’incendie de l’hôtel de ville, ainsi qu’aux victimes des dégradations survenues à Toulon. » Attaquer une mairie, ce n’est pas seulement détruire un bâtiment : c’est s’en prendre à la maison commune et à notre démocratie « , exprime Monsieur le Maire, Frédéric Bocaletti, avant d’ajouter : » La colère sociale ne donne aucun droit de détruire le bien d’autrui. La violence ne résout aucune difficulté : elle ajoute du malheur au malheur « .
L’émotion était palpable
Dans deux communes, comme dans les autres, les rassemblements se sont conclus par La Marseillaise, entonnée par les participants. Un geste symbolique pour affirmer leur attachement aux institutions républicaines et leur soutien aux collectivités touchées par les violences.
